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L’enjeu pour un coaché atteint d’une maladie chronique n’est pas de prouver qu’il peut tenir, mais de construire les conditions qui lui permettent de durer.

  • Photo du rédacteur:  Catherine Fanien
    Catherine Fanien
  • 14 juil.
  • 2 min de lecture

« J’ai compris que tenir, ce n’était pas serrer les dents. C’était ajuster sans me renier ». Cette phrase, entendue en coaching, dit beaucoup de ce que vivent certaines personnes qui travaillent avec une maladie chronique.


Elles ne disparaissent pas toujours longtemps de l’entreprise. Elles sont là, souvent engagées, investies, désireuses de continuer. Mais elles composent avec une réalité instable : une énergie qui varie, des symptômes imprévisibles, des douleurs, des crises, des troubles digestifs, une fatigue qui peut surgir sans prévenir, parfois des arrêts répétés ou des rendez-vous médicaux difficiles à anticiper.


C’est le cas, par exemple, de certaines maladies chroniques digestives ou de l’endométriose, où les symptômes peuvent être très présents un jour, plus discrets le lendemain, puis revenir brutalement. Cette irrégularité est souvent l’une des dimensions les plus difficiles à faire comprendre dans un environnement professionnel construit autour de la continuité, de la disponibilité et de la prévisibilité.


Parce que lorsque la maladie ne se voit pas, elle est parfois sous-estimée. Parce que lorsqu’une personne est présente, on suppose qu’elle est pleinement disponible. Parce que dans beaucoup d’organisations, être fiable signifie encore trop souvent être constant, toujours joignable, toujours capable de tenir le même rythme.


Alors la personne compense. Elle anticipe. Elle minimise. Elle culpabilise quand elle doit s’arrêter. Elle en fait parfois trop les jours où elle va mieux, pour effacer les jours où elle n’a pas pu tenir.

Mais ce n’est pas une stratégie durable. C’est une logique de survie.

📌 En coaching, l’enjeu est souvent de permettre un déplacement essentiel : ne plus chercher à prouver que l’on peut fonctionner “comme avant”, mais construire une manière de travailler compatible avec sa santé, son engagement et sa place professionnelle.



 
 
 

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