Fatigue cognitive après la maladie : l’invisible qui fragilise le plus
- Catherine Fanien

- 29 mai
- 2 min de lecture
Après une absence pour maladie, avec des traitements parfois lourds, la reprise du travail peut être plus complexe qu’elle n’y paraît.
Les personnes que j’accompagne sont prêtes à reprendre, l’envie est là, le cadre médical le permet … mais certains effets secondaires sont encore présents. Parmi eux, il y a un sujet encore peu nommé : la fatigue cognitive, parfois appelée “brouillard cognitif”.
Elle se traduit concrètement par :
• une concentration réduite• une lenteur dans le traitement de l’information• une fatigabilité rapide• une difficulté à gérer plusieurs sujets en parallèle
👉 Ce n’est ni rare, ni imaginaire. C’est une réalité fréquente après des traitements médicamenteux lourds ou un épuisement prolongé.
Ce qui rend cette situation particulièrement difficile, ce n’est pas seulement la fatigue. C’est le fait qu’elle est invisible… et souvent difficile à formuler.
Dans mes accompagnements chez Energy Boost, j’entends régulièrement :
« Avant, je faisais dix choses à la fois. »« Aujourd’hui, je dois relire trois fois un mail. »« Je n’ose pas en parler, j’ai peur qu’on pense que je ne suis plus compétent-e. »
➡️ Au-delà de la fatigue, il y a souvent une forme de retenue, voire de honte à nommer ce qui se passe.
Chez Energy Boost, nous commençons dans nos accompagnements par une 1ère étape essentielle : mettre des mots et normaliser (comprendre que ces effets existent / sortir de la culpabilité /redonner du sens à ce qui est vécu).
Puis, nous avançons très concrètement : séquencer la journée / limiter le multitâche / identifier les moments de charge cognitive / préparer un dialogue simple et ajusté avec son manager
✨ Quand l’invisible peut être reconnu et nommé, il devient déjà plus léger à porter.
Lorsque quelqu’un revient après une maladie, ouvrir le dialogue sur ces sujets peut faire toute la différence… simplement en posant la question, et en la reposant dans le temps.

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